Comment prévenir le mal des transports : les astuces qui épargneront votre voyage ?

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Un trajet qu’il s’effectue en bateau, voiture ou avion, peut vite tourner au cauchemar si vous êtes sujet(te) au mal des transports. Prendre certaines dispositions avant de partir et suivre quelques conseils simples tout au long du trajet vous évitera de passer des heures interminables ponctuées d’arrêts réguliers. Nos astuces pour limiter les effets du mal des transports et éviter « l’enfer » du voyage.

Comment lutter contre le mal des transports ?

Selon l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament, le mal des transports touche quasi 3 millions de personnes en France, particulièrement les enfants âgés de 2 à 12 ans. Des chiffres qui en disent long et laissent penser que nous sommes nombreux à être concernés.

Avant de partir

À cette étape, un seul mot d’ordre : la modération.

Pour éviter le mal des transports, la première chose à faire est de limiter sa consommation d’alcool et/ou de nourriture. Attention toutefois à ne pas partir le ventre complètement vide et de consommer idéalement des aliments consistants (féculents, bananes, pains, etc.) et des sucres lents (pâtes, riz, etc.) avant de partir.
Même si le départ est prévu le matin, un petit-déjeuner équilibré s’impose. L’explication mécanique est simple : le ventre se contracte plus facilement lorsqu’il est vide, favorisant ainsi le mal-être et les nausées, elles-mêmes accentuées en cas de fatigue. Il est donc conseillé de partir reposé(e) après une bonne nuit de sommeil ou une petite sieste

Si toutefois vos expériences passées vous ont laissé un souvenir amer, et que vous êtes de ceux qui ne laissent rien au hasard, les traitements médicamenteux ou à base de plantes peuvent venir à votre rescousse. Le gingembre sous toutes ses formes est efficace contre les nausées et vomissements. La menthe poivrée, dont les vertus sont reconnues par l’OMS, Organisation mondiale de la santé, aide à lutter contre le mal des transports. Il est conseillé d’en prendre avant et durant le trajet.

Les pharmacies proposent en vente libre des antiémétiques agissant contre les nausées et les vomissements. Pour les cas les plus sévères, et les personnes âgées de plus de 15 ans, certains médicaments et patchs sont disponibles sous prescription médicale. Dans tous les cas, il est souhaitable de demander l’avis de son pharmacien ou de son médecin.

Pendant le trajet

Partant du postulat qu’en bon élève, vous avez suivi précisément les conseils stipulés ci-dessus, les dégâts devraient être limités. Quoi qu’il en soit, certaines astuces permettent de se sentir au mieux sur le chemin des vacances et de prévenir ou éviter le mal des transports :

  • Bien choisir sa place dans le véhicule et minimiser les mouvements.

En voiture, la place idéale est celle du passager ou la place du milieu sur le fauteuil arrière. En bateau ou en avion, le pont central est recommandé car les mouvements sont moindres.

  • Réduire les champs visuels

Comme nos parents nous l’ont si souvent répété, ne pas lire ni jouer pour ne pas être écœuré. Fixer un point à l’horizon aide à limiter les sensations nauséeuses si désagréables dues au tangage ou aux virages.

  • Se détendre pour limiter le mal des transports

Écouter de la musique ou se concentrer sur sa respiration permet de se prélasser et de maximiser son bien-être. Exit l’anxiété, il faut adopter la zen attitude.

  • Attention à l’environnement

L’air ambiant doit être frais et non trop chaud. Les odeurs fortes sont à bannir : dehors le sapin désodorisant à la vanille de la voiture et les relents de tabac.

De même, trop de confinement peut provoquer une sensation de mal-être.

En voiture, pour les passagers sujets ou non au mal des transports comme pour le conducteur, une pause toutes les deux heures permet de se dégourdir les jambes et de s’aérer.

Au fait c’est quoi le mal des transports ?

Trouble bénin très peu agréable, le mal des transports de son nom médical « cinétose » touche femmes et hommes de 7 à 77 ans, et se manifeste aussi bien en avion, en voiture, en train ou bateau.

Ce mal s’explique, selon le professeur Jean-Louis Koeck, par un problème de coordination entre deux sources sensorielles : la perception visuelle et le centre de l’équilibre situé dans l’oreille interne. Ce conflit de perception crée un déséquilibre qui entraîne nausées, vertiges et vomissements.

Tout commence par une fatigue, une somnolence et un mal-être général. Le sujet pris de sueurs froides devient pâle et commence à ressentir maux de tête, étourdissements et nausées. Dans les cas les plus avancés, le mal des transports peut mener aux vomissements, à l’hyper-salivation, voire au malaise. Ces symptômes aussi déplaisants soient-ils, ne doivent pas alerter si une fois le véhicule à l’arrêt, ils s’atténuent et disparaissent.

La bonne nouvelle ? Selon le professeur Jean-Louis Koeck : « En général, en suivant ces précautions, l’organisme finit par s’adapter au déplacement et les symptômes s’améliorent avec la poursuite du voyage ».